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Ce que ma convalescence m’a appris

Si tu suis un peu mon blog, tu sais que j’aime tirer des leçons de chaque situation que je vis, la dernière fois je te parlais de ce que notre Road Trip m’avait appris. Aujourd’hui, grâce à une opération, j’ai pu réfléchir et relativiser sur beaucoup de choses. J’ai du faire une septoplastie, en gros on m’a remis la paroie nasale en place car je respirais mal.

Cette opération n’est pas lourde, elle est très courante mais comme toute opération, elle reste une épreuve fatigante. J’ai mis deux ans à me décider à franchir le pas. Je ne suis pas franchement adepte d’un passage sur le billard. Mais finalement, j’ai appris beaucoup de ma semaine de convalescence.

J’ai appris que j’ai de la chance.

Pendant plusieurs jours, j’ai ressentie une forte fatigue. Prendre une douche, manger, parler était épuisant. Mon nez était complètement bouché, impossible d’y faire passer un brin d’air, ma bouche était complètement desséchée, les gerçures se creusaient et tout mon corps ressentait le contre coup de l’anesthésie. Et pourtant mon esprit était lui bien vif. J’avais envie de faire du sport, de lire des blogs, de jouer avec ma chienne…

J’ai beaucoup pensé à ces personnes, qui contrairement à moi ne seront pas sur pied les jours qui suivent. Ces personnes qui passent des mois voire des années en convalescence et pour lesquels c’est tellement injuste. Et oui, quand on est en bonne santé, et bien on prend ça comme acquis. On oublie d’apprécier beaucoup de choses, comme le fait de pouvoir se promener, courir, rire. Des choses si simples mais tellement précieuses. Alors oui, j’ai de la chance!

J’ai appris à patienter et écouter mon corps

Chris, l’homme incroyable qui partage ma vie, me dit souvent que je suis parfois trop exigeante voire dure avec moi-même. Que je dois me laisser le temps. Et bien là, je n’ai pas eu le choix que de me donner du temps. Quelle épreuve, moi qui marche vite, qui mange vite, tout vite vite. Cette semaine j’ai eu le sentiment d’être contrainte et forcée de mettre ma vie sur pause.

Grâce à ce que j’avais appris les semaines précédentes sur l’écoute de son corps, j’ai mis tout ça en pratique. J’ai passé beaucoup de temps les yeux fermés, sans pour autant dormir. J’ai simplement consciemment donné à mon corps ce qu’il avait besoin: du repos. Et un jour en fin d’aprem, ce que mon corps a eu besoin c’était de sortir. Alors je suis allée me promener, je me sentais un peu fébrile mais je savais que j’en étais capable, car mon corps avait besoin de bouger, de se remettre en route petit à petit. Ce que j’ai trouvé incroyable dans cette expérience, c’est que tout ce dont j’avais besoin de savoir ou de faire, mon corps le savait, j’ai eu juste à l’écouter. Et en quelque sorte, deux parties de moi on fait la paix.

 

J’ai appris que j’étais forte.

Bon d’accord, j’ai pas non plus fait le Vietnam ! Mais étant un peu maniaque du contrôle, lâcher prise au point d’être totalement endormie et de respirer grâce à une machine, pendant que des inconnues trifouillent mon intérieur était une véritable épreuve pour moi. Mais j’ai appris qu’être fort ce n’était pas tout contrôler mais il s’avèrent que parfois être fort c’est lâcher prise. C’est accepter ses peurs et ne pas reculer. J’ai mis deux ans avant de franchir le pas, et aujourd’hui je respire mieux, je sens des odeurs que je n’avais jamais sentie.

Si aujourd’hui, je publie cette photo… qui entre nous n’est pas celle qui mets le plus en valeur mon jolie minois, c’est parce qu’elle me rend fière. Et ben oui! Cette photo me rappelle que j’ai été courageuse. Si pour certaines personnes, leur peur est de sauter en parachute, moi j’étais terrifié à l’idée que l’anesthésie se passe mal et de ne plus me réveiller.

 

 

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